Comment les Européens se voient vieillir
Comment les Européens envisagent-ils leur propre vieillissement ? Quelles sont leurs attentes, leurs préoccupations et comment s’y préparent-ils ? Pour mieux comprendre leur rapport au grand âge, Clariane a confié à OpinionWay une étude menée auprès de plus de 12 000 personnes dans six pays européens : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas.
OpinionWay pour Clariane_Sept 2026
PDF, FR, 4.78Mo
Si près de trois Européens sur quatre souhaitent vivre le plus longtemps possible, cette aspiration est étroitement liée à la santé. Pour 88 % d’entre eux, vivre longtemps n’a de sens qu’à condition de rester en bonne santé. Une attente qui place la prévention et l’anticipation au cœur des enjeux du bien vieillir.
Vivre longtemps, à condition de rester en bonne santé
des Européens souhaitent vivre le plus longtemps possible
estiment que vivre longtemps n’a de sens qu’à condition de rester en bonne santé
considèrent que permettre à l’ensemble de la population de bien vieillir devrait être une priorité nationale
L’allongement de la vie est perçu positivement par une majorité d’Européens. 78 % voient dans le vieillissement une période propice au temps pour soi, 69 % à la découverte de nouvelles choses et aux voyages et 68 % une étape enrichissante de la vie. Mais cette aspiration à la longévité va de pair avec une attente forte : préserver sa santé le plus longtemps possible. 87 % considèrent ainsi que le vieillissement est une étape qu’il faut anticiper pour rester en bonne santé.
Cette aspiration est partagée dans les six pays étudiés, avec toutefois des différences : 87 % des Espagnols souhaitent vivre le plus longtemps possible, devant les Italiens (80 %), les Allemands (70 %), les Français (68 %), les Belges (67 %) et les Néerlandais (66 %).
À l’échelle collective, le bien vieillir apparaît également comme un enjeu majeur : 84 % des Européens estiment qu’il devrait constituer une priorité nationale, alors que seuls 32 % considèrent aujourd’hui que la société est prête à faire face au vieillissement de sa population.
Des Européens partagés face à leur propre vieillissement
abordent leur vieillissement avec sérénité
pensent qu’ils vieilliront en bonne santé
pensent pouvoir compter sur leur famille lorsqu’ils seront âgés
Si une majorité des Européens aborde son vieillissement avec sérénité, moins d’un sur deux pense qu’il vieillira en bonne santé. Les perceptions diffèrent sensiblement selon les pays : 66 % des Espagnols se déclarent sereins face à leur vieillissement, contre 63 % des Néerlandais, 59 % des Allemands, 52 % des Italiens, 49 % des Belges et 47 % des Français.
La santé physique et cognitive constitue la première préoccupation des personnes inquiètes face à leur vieillissement (88 %), devant les conséquences possibles sur leur mode de vie (66 %) et la solitude ou la perte de proches (57 %). Préserver son autonomie, pouvoir continuer à faire ce que l’on aime et maintenir ses liens avec ses proches apparaissent ainsi comme des dimensions essentielles du bien vieillir.
Les proches occupent d’ailleurs une place centrale dans la manière dont les Européens envisagent leur avancée en âge : 70 % pensent pouvoir compter sur leur famille, de 65 % en Allemagne à 79 % en Espagne. Dans le même temps, 66 % craignent de faire peser une charge trop importante sur leurs proches lorsqu’ils seront âgés.
Anticiper aujourd’hui pour mieux vieillir demain
des Européens pensent qu’il est possible de retarder les effets du vieillissement sur la santé
des plus de 35 ans déclarent avoir déjà adopté une bonne hygiène de vie
pensent que la science et les innovations peuvent aider à mieux vivre les effets du vieillissement
Pour une majorité d’Européens, le bien vieillir se prépare bien avant le grand âge. Six sur dix pensent qu’il est possible de retarder les effets du vieillissement sur la santé. Cette conviction est particulièrement forte en Espagne (70 %), devant la France et l’Italie (61 %), l’Allemagne (60 %), la Belgique (55 %) et les Pays-Bas (54 %).
Cette anticipation se traduit déjà dans les pratiques. Parmi les Européens âgés de 35 ans et plus, 75 % déclarent avoir adopté une bonne hygiène de vie, 61 % épargnent pour préparer financièrement leur vieillesse et 54 % ont mis en place un suivi médical pour prévenir l’apparition d’éventuelles maladies.
La science et l’innovation sont également porteuses d’attentes : 77 % des Européens pensent qu’elles peuvent permettre de mieux vivre les effets du vieillissement et 65 % d’en retarder les effets. Plus que la recherche d’une longévité toujours plus grande, leurs attentes portent ainsi d’abord sur la possibilité de préserver plus longtemps la santé, l’autonomie et la qualité de vie.
Bien vieillir : entre aspirations, préoccupations et anticipation
À travers six pays européens, l’étude menée par OpinionWay pour Clariane révèle une aspiration largement partagée : vivre longtemps, mais avant tout en bonne santé. Si les Européens portent un regard plutôt positif sur l’allongement de la vie, ils restent partagés face à leur propre vieillissement et placent la préservation de la santé et de l’autonomie au premier rang de leurs préoccupations. Une majorité estime toutefois qu’il est possible d’agir : anticipation, prévention et innovation apparaissent comme des leviers essentiels pour mieux vieillir demain.
Cette étude s’inscrit dans le programme de recherche et de production de connaissances de Clariane sur les grands enjeux du vieillissement en santé. Réalisée par OpinionWay pour Clariane auprès de 12 078 personnes âgées de 18 ans et plus en Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie et aux Pays-Bas, elle est consultable en accès libre dans le document ci-dessous.